15ème CIRCULADE VIGNERONNE en Terrasses du Larzac LE SAMEDI 01 JUILLET

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Histoire

Les premières vignes

La présence de la vigne dans les Terrasses du Larzac remonte à l’époque romaine, où le pays du lodévois avait une situation privilégiée : il s’étendait le long de la voie gallo-romaine, artère de circulation particulièrement empruntée, qui joignait Cessero (St Thibéry) à Segodunum (Rodez).

L'influence Bénédictine

En 782, Witizia, (fils du Comte de Maguelonne et grand échanson de Louis le Pieux) sous le nom de Benoît, crée le Monastère d’Aniane. L’Abbaye d’Aniane, « mère » des abbayes bénédictines européennes, donna alors naissance à près de 50 abbayes des Pyrénées au Rhône. Les bénédictins attachaient une grande importance à, la possibilité de planter de la vigne là où ils s’établissaient. La décision définitive de construction d’une abbaye n’était prise que lorsqu’on avait la certitude que la vigne pouvait prospérer sur le site. Aussi, le développement des abbayes a permis la mise en valeur de vastes espaces inoccupés dans la région de Clermont-l’Hérault et de Lodève, notamment grâce à la culture de la vigne.

L’influence des moines bénédictins d’Aniane et St-Guilhem le désert s’est étendue vers la vallée de la Buèges, comme en témoignent les églises romanes et prieurés qu’on y trouve. Les premiers vins de Buèges, issus de vignobles en terrasses surplombant la vallée, étaient élevés dans les caves des prieurés bénédictins fondés dans la vallée par l’abbaye de St-Guilhem-le-Désert, au Xème ou XIème siècle. Par la suite, les vignerons travaillaient eux-mêmes leurs raisins, dans des cuves tapissées de pavés de terre vernissés, situées dans les caves voûtées de nombreuses maisons de village.

Le XVIe siècle

A partir du XVIème siècle, les seigneurs ont autorisé l’essartage des piémonts. Les terres ainsi défrichées accueillirent des plantations de vignes, d’oliviers et d’amandiers. Souvent organisées en terrasses (les faysses), les parcelles exigeaient un épierrement régulier. Les compoix de l’époque montrent que tous les habitants possédaient au moins une pièce de vigne qui était associée à la culture d’arbres fruitiers. Les fruits étaient destinés à l’autoconsommation, le vin apportait quant à lui la monnaie.

Eaux de vie, commerce local

Le XVIIème et le XVIIIème siècles ont été marqués par deux grands événements viti-vinicoles dans la région des Terrasses du Larzac :
l’essor de la production des eaux-de-vie, avec la création d’une distillerie dans presque chaque village viticole, qui a été source de grande richesse pour les vignerons.
Le développement et le succès du commerce local : avant que le Pas de l’Escalette ne facilite l’accès au Massif Central (XVIIIème siècle), seuls les sentiers muletiers passant par Arboras permettaient d’y arriver. Montpeyroux était un important centre de transport muletier largement ouvert sur le monde du commerce.

Echanges commerciaux

Les échanges avec les populations du Massif central étaient nombreux : celles-ci envoyaient des métaux extraits de leurs mines, de la viande, du lait et des céréales ; en retour les vignerons leur faisaient parvenir du vin.
A Pégairolles de l’Escalette, l’ensemble du paysage est marqué par les murets horizontaux qui tranchent avec les clapas verticaux, formant un maillage géométrique sur les pentes. On dénombre sur la commune plus d’une cinquantaine de capitelles qui datent du XVIIIème. Elles servaient d’abris ou de remise aux bergers et aux vignerons sur les parcelles les plus éloignées. Toutes ces constructions de pierre ont été réalisées au cours d’un long travail d’épierrement, qui a permis de stabiliser les éboulis du Larzac, en créant un vignoble en terrasses, et de bonifier les sols.

Le Décret de Marly

La parution du décret de Marly en 1770 a autorisé le défrichement à grande échelle, et le vignoble a connu une nouvelle extension. La viticulture s’est installée et s’est imposée dans les garrigues comme une activité intensive et de bon rapport.

XIXe et XXe siècles

1850 , l’oïdium est apparu, puis le phylloxera : la culture de la vigne est anéantie en quasi-totalité. Le remède pour lutter contre cet insecte est trouvé à Montpellier, certains vignerons choisissent de relever le défi et à l’aide de greffe sur plant américain replantent.

L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.