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Portrait de la semaine : Charlotte de Bearn

du Château de Jonquières

Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, le Château de Jonquières recèle des archives datant du XIIIe siècle où il est question de terre à vignes. Cette propriété familiale, transmise depuis le XIIe siècle de génération en génération, a connu une reconnaissance nationale et internationale au XIXe siècle avec une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1889. Après ses parents, Isabelle et François de Cabissole qui
avaient repris cette propriété familiale en 1975, c’est au tour de Charlotte de Béarn et de son époux Clément d’en assurer la continuité. Ils avaient commencé à travailler au château en ouvrant une table d’hôtes réservée aux locataires des chambres d’hôtes accueillis par Isabelle et François. Depuis janvier 2014, ils ne servent plus les repas car c’est à la vigne et à la cave que ce jeune couple de 27 ans occupe ses journées.
« Je suis née à Jonquières. Cette belle demeure familiale, c’est une partie de moi. Avec mon mari, nous avons suivi des études commerciales. Elles nous sont certes utiles dans notre activité de vigneron, mais créer nos vins
nous passionne bien davantage. Pour ce faire, nous avons suivi les cours de viticulture et oenologie pour adultes pendant un an au CFPPA de Pézenas.
Nous avons encore beaucoup à apprendre et nous le faisons au contact de nos amis vignerons des Terrasses du Larzac, une grande famille au sein de laquelle il n’y a pas de concurrence, mais beaucoup d’entraide ! En tant que jeunes vignerons, nous avons été très bien accueillis par nos aînés. Vivre dans un environnement aussi exceptionnel est un vrai cadeau.
L’une de mes fiertés est de pouvoir, après mon grand-père et mon père, continuer à cultiver une vigne de carignan plantée par mon arrière grandmère il y a 70 ans.
Enfant, je jouais avec les ruisseaux qui traversent le parc car Jonquières est l’une des rares communes du territoire où l’eau ne manque pas. Le nom de Jonquières vient de joncs, ceux qui poussent uniquement dans
les zones humides. D’ailleurs, on peut trouver de magnifiques bambous dans notre parc. Cela ne signifie pas pour autant que les rendements y sont importants car, dans les Terrasses du Larzac, la vigne ne donne pas beaucoup de fruits, mais de très beaux fruits, comme ceux de nos cerisiers, oliviers, cognassiers, orangers, poiriers et de l’énorme figuier. Nous en faisons des confitures ou des conserves servies aux hôtes de nos
chambres.
Après les vendanges, en famille ou entre amis, nous parcourons, à pied, les 4 km qui constituent le chemin des Crêtes. D’un côté les ruffes, ces terres rouges caractéristiques d’une partie des Terrasses du Larzac, de l’autre
tous les petits villages de ce remarquable territoire. Depuis le château de Jonquières au pied du plateau du Larzac, célèbre dans le monde entier grâce à « la contestation » des années 70, on peut voir le Mont Saint-Baudile et le Rocher des deux Vierges… Avec mes parents, nous sommes heureux de faire partager ces plaisirs à nos hôtes ou visiteurs de passage. »

Château de Jonquières

Autres portraits vignerons

Auto-Portrait : Pascal Dalier

du domaine du Joncas

  • Pascal DALIER
  • Chemin des Saumailles
  • 34150 MONTPEYROUX
  • Tél : 06 09 43 29 61
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Portrait de la semaine : Charlotte de Bearn

du Château de Jonquières

  • Charlotte et Clément DE BEARN
  • 26 Grand Rue
  • 34725 JONQUIERES
  • Tél : 06 66 54 22 66
  • Fax : 04 67 88 61 92
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